Il est important de protéger notre environnement pour garantir notre survie face à des menaces qui se font de plus en plus nombreuses de nos jours. Ces menaces (tremblement de terre, inondation, sécheresse, etc.) trouvent leur origine dans nos activités quotidiennes polluant ou dégradant l’environnement (déversement accidentel de pétrole dans l’océan, pollution de l’air à partir du fonctionnement des industries) et/ou naturellement (cycles naturels de la terre…). Le changement climatique (conséquence directe des activités de l’homme selon les scientifiques du GIEC dans leur cinquième rapport d’évaluation publié en 2013) représente l’une des plus grandes menaces pour les êtres vivants actuellement. En effet, depuis la seconde moitié du vingtième siècle, période indiquée aussi dans ce rapport comme le commencement des observations du changement climatique, la perte de la biodiversité est sans précédent (plus de 60% de la biodiversité dans le monde a été détruite depuis les années 70-80). Depuis le temps que les hommes ont constaté cette perte de biodiversité, bien des tentatives ont été menées pour la contrecarrer. L’établissement des aires protégées en est un exemple concret qui donne des résultats, mais loin d’être satisfaisants.

Qu’est ce qu’une aire protégée ?

Selon l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), une aire protégée est un espace géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré par tout moyen efficace, juridique ou autre, afin d’assurer durablement la conservation de la nature et des services écosystémiques et des valeurs culturelles qui lui sont associées. L’un des objectifs principaux de la création d’une aire protégée est donc la conservation de la nature. Actuellement, près de 15 % de la surface du globe, soit environ 76 millions de kilomètres carrés sont dans le domaine d’une aire protégée. Il faut aussi se garder en tête que les aires protégées ne sont pas seulement terrestres, il existe aussi des aires protégées côtières ou des aires protégées marines.

Les aires protégées sont classées en six catégories selon leurs objectifs de gestion. Il y a les aires protégées de catégorie IA (réserve naturelle intégrale), catégorie IB (Zone de nature sauvage), catégorie II (Parc National), catégorie III (Monument ou élément naturel), catégorie IV (Aire de gestion des habitats ou des espèces), catégorie IV (Paysage terrestre ou marin protégé), catégorie VI (aires protégées avec une utilisation durable des ressources).

Importance des aires protégées dans la lutte contre le changement climatique

Les aires protégées en tant qu’outil essentiel à la conservation de la nature peuvent aider les espèces à s’adapter au changement climatique en fournissant des refuges face aux dangers (habitat pour les plantes et les animaux) et des couloirs de migration. Elles peuvent ainsi aider les populations contre les événements climatiques soudain, réduire la vulnérabilité aux inondations, à la sécheresse et autres catastrophes liées au climat.

Les aires protégées peuvent aussi aider les économies à s’adapter au changement climatique par la réduction des coûts découlant des effets préjudiciables. Les services fournis par l’écosystème au niveau de l’aire protégée (la fourniture d’air et d’eau de qualité, la chasse, etc.) peuvent contribuer à la résilience des populations face au changement climatique.

Elles peuvent jouer un rôle de séquestration du dioxyde de carbone, donc de réduction de gaz à effet de serre. Les arbres en général absorbent du dioxyde de carbone et rejettent de l’oxygène durant la journée. En se développant, les arbres captent aussi le carbone nécessaire à leur croissance. Les écosystèmes peuvent aider ainsi à réguler le climat local ou régional.

Enfin, les aires protégées contribuent aussi indirectement à la pollinisation, la fertilisation des sols et le contrôle naturel des pestes.

Problèmes axquels font face les aires protégées dans le contexte du changement climatique

Les aires protégées apportent beaucoup dans la lutte contre le changement climatique, mais elles sont aussi victimes de ce phénomène.

Le changement climatique est caractérisé principalement par la variation des températures et des précipitations. Dans certaines régions du globe, il peut y avoir de la sécheresse tandis que dans d’autres, il y a des inondations. Il en est de même pour les températures. En effet, même si la tendance actuelle démontre surtout des températures anormalement élevées, le phénomène complexe du changement climatique peut aussi provoquer des températures anormalement basses dans certaines régions du globe. C’est ainsi qu’en février 2021, un épisode de froid intense a frappé les États Unis, plus particulièrement le Texas. Ce froid intense a même atteint le nord du Mexique. Les températures étaient tellement basses que certaines infrastructures électriques ont été endommagées.

Avec ces variations de température et de précipitation, ce sont toutes les conditions de vie des espèces (plantes et animaux) qui vivent dans les aires protégées qui sont modifiées et les conséquences peuvent être catastrophiques. Ainsi, le changement climatique peut altérer les aires protégées en perturbant l’équilibre écologique. Des températures plus ou moins élevées, des précipitations engendrant des inondations ou la sécheresse, autant de phénomènes pouvant entrainer des modifications d’habitats, une augmentation de la pression sur les ressources, une augmentation des incendies de forêt, etc. L’augmentation du niveau de la mer peut aussi affecter les aires protégées. Elle peut, par exemple, provoquer l’érosion des habitats côtiers dans les zones humides avec pour conséquence une migration d’espèces ou une perte de biodiversité.

Perspectives

En plus d’aider dans la lutte contre le changement climatique, les aires protégées peuvent aider dans un effort plus large de mitigation concernant la promotion des énergies renouvelables et des pratiques de gestion durable des terres. Pour pouvoir remplir convenablement ces rôles, il faudrait renforcer la gestion des aires protégées, car environ 25% des aires protégées ont une gestion correcte.

Il y a donc un besoin urgent de collaboration entre les organisations de conservation et les responsables politiques et les communautés locales pour maximiser l’efficacité des aires protégées dans l’adaptation et l’atténuation des effets du changement climatique. Il devrait y avoir aussi beaucoup plus de supports et d’investissements pour créer et mieux gérer les aires protégées.


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