Histoire et évolution de l’agriculture

Au début de l’existence des êtres humains, l’histoire nous apprend que nous étions des nomades. Avec le temps et l’évolution, nous sommes peu à peu devenus sédentaires. Et pour cela, énormément de progrès ont dû être réalisé impliquant le développement de diverses techniques notamment la cultivation de nourriture et aussi l’élevage des animaux consommés. Et de là est née l’agriculture. Au fur et à mesure de l’évolution, cette pratique jadis salvatrice (nommée agriculture traditionnelle) pour nous a évolué et est devenue néfaste (agriculture conventionnelle) et pourrait même nous conduire à notre perte.

Effets néfastes de l’agriculture conventionnelle

Plus d’un peuvent ne pas le savoir, mais l’agriculture telle que nous la pratiquons en grande partie actuellement est néfaste et contribue grandement au réchauffement climatique. Les effets ne se limitent pas seulement au changement climatique qui est déjà grave mais aussi sur les sols, la biodibersité etc. Selon le Groupe d’experts intergouvernetal sur l’évolution du climat (IPCC), l’agriculture conventionnelle aurait plusieurs effets néfastes sur l’environnement. Notamment, c’est l’une des principales sources de gaz à effets de serre. En effet, les principaux gazs rejetés sont le gaz carbonique (CO2), le méthane (CH4) et le protoxyde d’azote (N2O). L’agriculture conventionnelle entraine aussi une perte de biodiversité. Avec la déforestation pour dégager des aires de culture, l’utilisation massive de pesticides et d’herbicides, la biodiversité est effectivement très affectée. Les sols utilisés pour pratiquer l’agriculture conventionnelle ont subi un labour intensif et l’utilisation d’engrais contribuent à l’érosion, une perte de matière organique et une dégradation de la structure du sol. La consommation d’eau et d’autres ressources est élevée et ces dernières sont aussi polluées, par exemple, par les engrais utilisés ou les produits phytosanitaires.

L’agriculture n’a pas toujours été néfaste à ce point. En effet, avec l’agriculture traditionnelle, il y avait moins d’impact sur l’environnement et moins de perte de biodiversité. L’Agriculture traditionnelle comportait des pratiques moins intensives que l’agriculture conventionnelle.

De nos jours, vues les conséquences liées aux pratiques agricoles conventionnelles, il y a une prise de conscience et un retour aux anciennes pratiques mais de manière plus éclairée d’où la naissance de l’agriculture biologique.

Les caractéristiques de l’agriculture biologique

L’agriculture biologique est un système de production conçu pour promouvoir un agro-écosystème sain incluant la biologie et la biodiversité du sol. Dans ce système on utilise des entrées naturelles comme des composts, des produits phytosanitaires bios, …

La mise en place de ce système implique d’utiliser certaines méthodes. Par exemple, les agriculteurs seront intéressés par le recyclage des déchets animaux et végétaux ou par l’utilisation d’engrais organiques…

Il existe plusieurs écoles de pensées. Tout d’abord, l’école organique qui met l’emphase sur les entrées naturelles. Ensuite, l’école biodynamique qui considère la ferme comme un organisme vivant et dans ces pratiques intègrent l’influence de la spiritualité et de la cosmologie. Puis, il y a la permaculture, développée par Bill Mollison et David Holmgren, qui est basée sur la replication de la nature dans des environnements humains durables. Il y a aussi le courant de pensée de l’école Naturelle qui est fondée par Mokichi Okada et dans laquelle l’emphase est sur l’utilisation de techniques naturelles dans les fermes sans l’utilisation d’engrais ou de labour. Et enfin nous avons le courant de pensée bio-intensif qui promeut un rendement élevé dans les fermes organiques sur de petites surfaces.

Donc comme nous l’avons dit, l’agriculture biologique se fixe comme priorité la santé de l’environnement et de tout ce qui s’y trouve. Mais elle ne présente pas seulement des bons côtés.

La difficulté de produire bio

Il est important de mentionner que pour atteindre ces objectifs, ce n’est pas chose dite chose faite. En effet produire bio n’est pas facile et demande un effort considérable. Il faut une grande connaissance technique et une expérience considérables. Pratiquer l’agriculture biologique demande une connaissance profonde de la nature et une bonne capacité de planification et de gestion. Il faut par exemple connaitre bien la rotation des cultures, la fertilisation avec des engrais organiques, le contrôle des pestes et des maladies avec des produits naturels. Ensuite, pour pouvoir accéder aux marchés, il faut obtenir des certifications. Et les processus de certification peuvent être coûteux et complexes. Le manque d’harmonie entre les certifications augmente encore plus plus les difficultés. En effet, chaque marché peut avoir des exigences en certaines certifications et un entrepreneur est souvent dans l’obligation d’obtenir de multiples cerifications pour accéder à plusieurs marchés.

L’agriculture organique demande aussi une dure labeur. Plusieurs opérations dans l’agriculture conventionnelle sont réalisées à la machine, tandis que dans l’agriculture biologique ces opérations doivent être réalisées manuellement. Enfin la gestion des nutriments dans le sol est difficile. Il faut avoir de bonnes capacités de gestion pour pouvoir gérer les nurriments dans le sol ; évaluer les quantités disponibles et raisonner l’apport d’engrais organiques.

Perception des consommateurs et demande pour les produits bio

Par rapport à la pratique de l’agriculture biologique, les gens ont très souvent des perceptions erronées. Par exemple, l’agriculture biologique n’est pas rentable. La production de produits demande beaucoup d’investissement et certaines méthodes à respecter demandent beaucoup d’efforts. Mais, on oublie souvent aussi que les produits bio se vendent plus chers. En lien avec cette perception, les gens pensent aussi que l’agriculture biologique ne peut pas nourrir le monde parce qu’elle est inefficiente et demande beaucoup d’espace de terrain qui pourrait nuir aux habitats naturels. Mais contrairement à ce courant de pensées, l’agriculture biologique est en réalité plus productive que l’agriculture conventionnelle.

Plusieurs personnes pensent que l’agriculture biologique ne contient pas de produits chimiques. Mais c’est faux puisque dans l’agriculture biologique, on utilise toujours des produits chimiques mais ce sont des produits chimiques qui ne sont nocifs pour l’homme et pour l’environnement.

Le rôle des politiques et les régulations dans le domaine

Les politiques et les régulations jouent un rôle étroitement liées en ce qui a trait à l’agriculture biologique. En effet, les gouvernements à travers le monde reconnaissent massivement l’importance de l’agriculture biologique pour l’environnement et la santé. Ainsi, il y a des supports sous forme financiers, des incitations qui encouragent les fermiers qui produisent bio. Il y a aussi des législations qui prennent naissance et qui permettent d’établir des cadres pour réguler et attirer la confiance des consommateurs. Les régulations permettent aussi de protéger le label bio.

L’impact social et économique de l’agriculture organique

Malgré tout ce qu’on peut dire sur l’agriculture biologique, il y a une augmentation des rentrées par rapport à ceux qui pratiquent l’agriculture conventionnelle. En effet, bien qu’en général on admet un rendement inférieur de 20%, les intrants en agriculture biologique coûtent moins chers et les profuits se vendent plus chers.

L’agriculture organique, parce qu’elle est surtout basée sur la main d’oeuvre, peut générer des nouveaux jobs dans la communauté locale et ainsi apporter un certain élan à l’économie et améliorer les moyens de subsistance des fermiers.

L’agriculture organique améliore aussi les relations sociales entre les consommateurs et les peoducteurs. Elle permet aux producteurs ainsi que les consommateurs de ne pas être exposé à des produits chimiques tels les pesticides, les engrais chimiques etc. Plusieurs régulations imposent des objectifs de bien être social. Par exemple, certaines régulations exigent que des animaux soient élevés la plus humainement possible et aussi que les paiements aux ouvriers soient équitables et que ces derniers travaillent dans de bonnes conditions.

Témoignages sur l’agriculture biologique : consommateurs et producteurs

Il existe plusieurs exemples qui montrent que l’agriculture biologique est viable et peut apporter du succès. Par exemple, en Inde, l’initiative MaikaalbioRe Cotton illustre bien le succès et le potentiel que peut avoir l’agriculture organique. En effet dans la région centrale de l’Inde, l’état du Madhya Pradesh est réputé pour sa production de cotton de manière conventionnelle. Une initiative de partenariat a été lancée pour réunir envrion 1000 fermiers dans la zone et les acompagner dans la conversion en la production de cotton bio. Les agriculteurs ont bénéficié de formations de consultations en gestionnde culture, gestionnde la qualité et intrants organiques et le plus important ils bénéficieront d’une augmentation de 20% du coût de leurs produits. Cela a permis de créer des emolois, d’améliorer la qualité de vie de ces agriculteurs et de donner un apport à l’économie locale.

Limites actuelles de l’agriculture biologique et changements climatiques

Les limites de l’agriculture organique peuvent être nombreuses. Rendement moindre par rapport à l’agriculture conventionnelle, nécessite une main d’oeuvre importante, connaissance requise pour bien diriger une ferme en agriculture biologique, la difficulté d’obtenir toutes les certifications pour accéder à plusieurs marchés, difficulté parfois de trouver des entrées bio pour l’agriculture biologique, nécessité de vendre à des prix élevés pour combler les déficits; si la demande diminue ce serait la catastrophe. Ces limitations comparées aux dégats causés par l’agriculture conventionnelle ne sont rien.


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